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Shanghai Samourai

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19 octobre 2004

Que d'eau a coulé sous les ponts du Huang Po

Que d'eau a coulé sous les ponts du Huang Po depuis que je n'ai repris la plume sur notre petit blog bien abandonné.

Il faut dire que ces derniers temps furent assez éprouvants. Entre voyages à Shanghai et visites à un vieil ami américain qui possède un Ranch dans le Nevada ma foi très convivial malgré l'odeur prononcée du bétail alentours. Barbecues et Folk Songs de rigueur. Et mon dieu que le Mexicain est bavard ! En tout cas cela change de Malibu ou d'Ibiza au mois d'Aout.

Enfin de retour dans ma demeure. Mon Amah (vous savez ma nourrice, bien vieille et qui me suit dans mes diverses aventures depuis que nous avons été sauvagement boutés hors de Shanghai par le Colonel Suzuki). Et bien mon Amah à pris son congé annuel. Une semaine. Elle s'en va en cure avec quelques amies et me revient toute ragaillardie pour patronner les affaires courantes. Et je dois avouer que cela me fait aussi quelque bien. Je peux enfin avoir accès à la cuisine et me préparer tout seul mes petits plats de chine. Ce soir, soupe de bœuf au curry avec nouilles de Canton et champignons jaunes du Sichuan (amis linguistes, pardonnez mes libertés avec l'orthographe de ces noms). Le Pinyin et autres conventions s'embrouillent parfois dans mon esprit. En tout cas je me suis régalé.

Je crois avoir promis ici même la divulgation de quelques recettes chinoise connues seules de mon Amah. rassurez vous je le ferais. Chose promise chose due mais en tant voulu comme disait mon Oncle Georges adepte intransigeant du "pas maintenant tu vois bien que je fais autre chose".

J'aimerais également adresser un petit mot à celui qui a posté le message au sujet du Slam. Je sais que Shanghai Samouraï est accessible à plusieurs personnes de confiance mais il serait bon messieurs que vous paraphiez vos interventions de votre patronyme. Non pas que je refuse d'être associé au Slam (magnifique idée en passant, je vous encourage à assister à ce genre d'évènements) mais il est préférable que chacun puisse s'y retrouver. Ce n'était qu'une petite remarque.

Voila j'ai passé une excellente soirée, studieuse, gastronome, conviviale et mes fidèles amis de longue date Victoria Bond et Abdul Shah m'ont fait l'honneur d'une courte et agréable visite. Abdul ne s'arrange pas avec les années cependant. Il avait tendance autrefois à un pessimisme exacerbé et ponctuait ses phrases d'un "Nous sombrerons tous quoi qu'il en soit" du plus mauvais effet en société. Aujourd'hui rare sont les personnes qui le fréquentent mis à part Bah Loo Ping son serviteur d'alors qui lui sert toujours de chauffeur et de majordome. Toujours aussi menteur et fourbe d'ailleurs et très en forme pour son age (comment fait-il pour tenir le coup celui là ?) Abdul ne parle guère plus qu'aux poissons qu'il possède dans un aquarium qui doit (je n'exagère rien) faire la taille de mon modeste appartement. Quand à Vicky, ma foi elle se porte plutôt bien. Bien plus maladroite qu'avant (ce qui n'est pas surprenant) elle a trouvé le moyen de casser le service à thé en voulant à tout prix faire la vaisselle avant de partir malgré mes vives interventions et les regards noirs d'Abdul. Et en s'excusant des dégâts qu'elle avait commis en faisant de grands gestes pour implorer mon pardon elle réussit encore à faire tomber le reste de ma soupe posé sur la gazinière. Mais bon, je ne lui en tient pas rigueur. Cela peut sembler curieux mais quand vous connaissez les défauts des gens depuis très longtemps et qu'il sont vos amis, on ne peut que se féliciter d'avoir des amis et non pas de leur en vouloir pour leurs défauts.

Enfin j'ai passé une bonne soirée.

J'espère que vous aussi…

Jean D'Orson pour Shanghai Samouraï.

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2 octobre 2004

Connaissez vous le slam ?

Le Slam c'est de la poésie orale partagée entre plusieurs individus ou le "poete" devient à la fois acteur et spectateur d'un processus poétique.

Le Slam est souvent confondu avec le rap mais c'est un tort. Le Slam n'a d'affinité avec le rep que parceque le Slam propose un prose libre de tout carcans.

Connaissez vous le Slam?

18 septembre 2004

Blogs Crispés

J'ai regardé vos blogs la mine dépitée, l'oeil las, le clic fatigué, de ci de là des "moi" usés, pixelisés par trop d'égos projetés

et toi qui hier encore suçait des moules aujourd'hui tu avales des frites tordues, quelle affaire, quel scoop !

et toi qui hier encore t'indignais de ces beignets sous plastique aujourd'hui tu restes niais et ta prose mérite un clic

de souris morte de naviguer sur mon écran baigné de la sueur d'un monde en SMS

quelques SOS pas vraiment condamnés de la prose sponsorisée une verve H.S

rien pour vraiment exciter mes neurones juste quelques bonbons couleur mangas l'orient comme suppositoire

en supposant encore que vos histoires même noires sur ma peau fassent naître le frisson

mais que dit Manon perchée dans son manoir ?

elle blogue à donf, blagues de defs foncée au spleen dérisoire.

cruelles sont nos virtualités, vonlontés d'exister malgré le noir

j'ai dans vos blogs champêtres tenté d'exister malgré le surf canalisé voulu par des cannards laqués

vos laquais maîtres de vos réalités chroniquées si peu niquées tant sont nos vers de pixels fumés

en dedans la vie, en dehors la mort, en deça le bruit en dedans les pleurs tristes d'un ailleurs épuisé

ma prose surfe sur vos blogs crispés vos vies bloquées vos blagues usées

je croque un bout d'écran mes dents crispées mon clavier terni

j'ai trop regardé vos blogs l'oeil vitrifié par vos mots jaunis voire vomis sur mon écran de poésie...

JFK pour Shanghai Samourai.... 

17 septembre 2004

L'Asie en Ligne de Mire

Je suis assez étonné ces dernières semaines par la couverture médiatique qui est faite au sujet de nos amis d'asie.

A plusieurs reprises, les chaînes nationales, entendez par là France 2 et France 3 ont diffusé des reportages ou des documentaires au sujet de nos "partenaires" asiatiques.

La Chine étant en première ligne bien entendu.

L'un de ces reportages avait pour sujet la Chine vu sous un jour particulièrement négatif. On y voyait en effet les préparatifs de ce pays pour les jeux olympiques suivants ceux de la Grèce en 2008. Les affairistes, les chinois peu scrupuleux de leur propre patrimoine y étaient passés en revue de sorte qu'à la fin du reportage le spectateur ébahi s'exclame : "Mais ces gens là sont sans états d'âmes, honnis soient-ils donc ! "

S'ensuit quelques jours plus tard, un reportage sur la condition des paysans chinois, misérables et sans recours vis-à-vis de l'administration totalitaire du gouvernement chinois à la fin duquel le télespectateur s'exclame : Mon Dieu, ces gens sont des monstres pour leur propre gens (comme si cela n'appartient qu'aux chinois).

Et enfin pas plus tard qu'aujourd'hui la célèbre émission "Envoyé Spécial" nous propose un reportage sur la fourberie de certains restaurants dits "chinois" visant particulièrement la communauté Annamite de notre beau pays. Figurez vous que ces gens là nous font manger une nourriture quasi avariée, mal congelée et susceptible de nous faire avoir des coliques épouvantables.

Qu'ils sont donc fourbes ces asiatiques. Dorénavant, le télespectateur lambda, nous autrement dit, devra se méfier de ces jaunes pas très catholiques.

Je me souviens encore de ces rumeurs à Shanghai concernant le fait que le "boeuf" que nous avalions n'était en fait que du rat ou du chien particulièrement bien préparé avec force épices. Nous voici donc revenu au temps des clichés faciles sur les asiatiques.

Mais dans quel but se demande le Samourai de Shanghai ? Serait-il envisageable que le dit "péril jaune" soit à portée de nos reportages faits sur des chaînes nationales ?

Faut-il de façon urgente se méfier de ces gens là aujourd'hui ? L'amérique dont le respectable Président confond le terrorisme avec la manne pétrolière nécessaire aux multinationales dans lesquelles sa "famille" possède des parts boursières n'est-elle pas plus néfaste à l'évolution du monde que quelques nems avariés retrouvés dans un congélateur vietnamien du treizième arrondissement de Paris ? A-t-on fait la comparaison avec les hamburgers surgelés de nos fast-foods (anglicisme) tant appréciés ou bien les modalités de conservation de nos pizzerias ? 

Autant de questions que je me pose avec un sourcillement étonné.

Jean D'Orson pour Shanghai Samourai.   

13 septembre 2004

Qu'est ce qu'un Samourai de Shanghai ?

Un samourai de Shanghai est une personne disposée à sacrifier de son temps et de son "ki" (energie vitale) pour présenter tout ou partie de ses viscères à ses contemporains. Shanghai est une immense ville cosmopolite située en Chine comme chacun le sait mais qui a la paticularité d'avoir une histoire et une place exeptionnelle dans la grande aventure de l'humanité. Son passé incroyable place cette ville au premier rang des cités "noeudales", ces endroits de la terre ou se produisirent des rencontre de civilisation différentes, antagonistes, curieuses les unes des autres, héroiques et crapuleuses. Shanghai est un lieu possèdant une mythologie intrinsèque comparable à Jerusalem, Paris ou New-York.

Les Samourais de Shanghai sont donc disposés au sacrifice, au sepuku scriptural pour créer une athmosphère puisant dans nos mythologies personnelles, vaines ou importantes, pour les manifester au grand jour numérique.

Plusieurs auteurs s'y relaient sous l'égide de Monsieur Jean D'Orson dont l'histoire à elle seule est digne de figurer au panthéon des Samourais. Voilà pour l'instant...

JFK pour Shanghai Samourais...

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8 septembre 2004

Tragédie de Beslan

Que dire là-dessus ? Rien et tout en même temps.

Une minute de silence aurait pu être demandée par notre cher gouvernement au niveau national dans toutes les écoles de France, bien que je sois sur que de ci de là des initiatives individuelles ont été prises dans ce sens. La moindre des choses. Cela dit le gouvernement Français à envoyé un C130 (très gros avion porteur) chargé de médicaments et de matériel médical spécifique accompagné d'une équipe pour sa mise en œuvre.

Consternation Colère Tristesse.

Je cite ici le Président Poutine dans l'une de ses allocutions concernant l'attitude des forces spéciales dans la résolution de la prise d'otage : "toutes les actions des forces" de sécurité seront "consacrées et subordonnées exclusivement à sauver la vie et protéger la santé" des otages.

Le bilan officiel restait lundi (hier donc) de 335 morts.

Cet individu (et je préjuge sûrement me diront certains) me fait froid dans le dos.

Jean D'Orson.

6 septembre 2004

Tarzan Suite...

Je verrais avec grand plaisir une rubrique "aventures extraordinaires" sur ce "blog", dans la veine de nos " Tarzan et autres Jim de La Jungle ". Si certains des usagers dudit "blog", se sentent l'âme populaire et "pulp" (anglicisme) qu'ils n'hésitent donc pas à nous en faire part.

A bon entendeur salut !

Jean D'Orson...

P.S : Concernant Sheeta (ou Cheeta selon les fantaisies) l'une de mes connaissances m'a affirmé sans trembler le moins du monde du menton que cet honorable primate serait encore vivant en 2004. S'il s'agit du même acteur (ou de l'actrice) qui figure au côté de l'athlétique Johnny Weissmuller, "Le" Tarzan, dans le film tourné en 1932 et bien je demande à savoir où l'animal se fournissait en bananes. N'hésitez pas à m'en tenir informé si vous avez le moindre indice là-dessus.

6 septembre 2004

Tarzan Is Not Dead

Quelle surprise l'autre soir, bien tardivement je dois dire, en zappant (anglicisme) ou en virevoltant d'une chaîne à l'autre, je tombe en arrêt devant un générique au lettrage agressif sur un fond composé d'images en noir et blanc sur la cinquième chaîne non satellitaire et accessible même au bas peuple de France, j'ai nommé le presque excellentissime Arte. Un titre apparaît bien vite :

"Tarzan, l'Homme Singe."

L'étonnante adaptation du roman d'E. R. Burroughs pour le cinématographe de Woody (dim. de Woodbridge) Strong Van Dyke (USA, 1932) avec l'inénarrable Johnny Weissmuller. Ô mes amis ! Quel spectacle étonnant. Bien qu'il me fut donné d'assister à une projection de ce film tout juste une année après sa sortie américaine dans l'une des plus belles salles de cinéma de Shanghai (Cinéma Cathay 868, Avenue Joffre, et oui jeunes gens, il y eut bel et bien une Avenue Joffre à Shanghai du temps où j'y habitais), je ne puis résister à vous faire partager ma jubilation en l'ayant donc revu l'autre soir. Et pour nous rappeler à quel point le succès de ce "monument" du cinéma fut international voici l'affiche du film en allemand.

Maintenant, voici le synopsis (d'aucuns préfèrent de nos jours dire "le pitch" (anglicisme) avec une sorte de jubilation "caractéristique des penseurs de gauche" d'après certains spécialistes).

"Fille d'un aventurier installé en Afrique de l'Ouest, Jane Parker (aucun lien de parenté avec Peter Parker, le jeune homme connu sous le surnom surprenant de l'Homme Araignée, après l'homme singe cela n'aurait pourtant choqué personne) rejoint son père dans une expédition à la recherche d'un légendaire cimetière d'éléphants. Très vite, l'expédition se trouve soumise à des tensions. De leur côté, les indigènes ne voient pas l'ascension de la montagne Mutia d'un bon œil... Un cri humain semble percer de temps à autre dans la jungle. Le même cri qui fera fuir une horde d'hippopotames prêts à charger. L'inquiétude est à son paroxysme lorsque Jane est enlevée... "

Excellent résumé mais qui ne vous permet absolument pas de vous représenter à quel point ce film tant célèbre est une mine d'or et un pur plaisir pour l'esprit.

Images tronquées, grossièrement truquées et dangereusement hilarantes (les horribles pygmées hydrocéphales) et par là superbes. Dialogues (Ivor Novello) saupoudrés ici ou là d'un racisme sans vergogne (-"Bwana, porteurs avoir peur.") et entrecoupés par les immortels cris inhumains de l'homme singe en question (cris issus d'un des premiers Tarzans moitié parlant de 1929 mais dont la production jugea bon pour l'occasion d'ajouter quelques distorsion sonores en studio susceptible d'être une véritable arme sonique si vous montez trop fort le volume de votre téléviseur). Scènes d'action et d'horreur hallucinantes (l'effarante attaque du troupeau d'hippopotames et les crocodiles hilares). Acteurs principaux pathétiques (hormis le célèbre chimpanzé "Sheeta" bien entendu et le fameux Weismuller, ce champion de natation qui a l'air de se demander à chaque scène ou se trouve la piscine et incarnant par là la quintessence de l'humain revenu à ses instincts les plus primaires. Et une note positive également pour la beauté, le courage et l'ingéniosité de Jane).

Ne croyez pas que je tente là de briser un mythe qui n'a d'ailleurs eu aucun mal à être qualifié comme "LE Tarzan par excellence, reconnu comme le meilleur de tous par les exégètes de la série." D'ailleurs la bande originale ne comporte-t-elle pas la signature de Piotr Illyitch Tchaïkovsky pour témoigner du chef-d'œuvre de "Tarzan the Ape Man". Non, comme bon nombre de gens, je trouve en "Tarzan" l'incarnation même à l'écran ou sur la toile de l'idéologie de la suprématie blanche de ce temps aujourd'hui disparu. L'on y contemple toute la naïveté alarmante de ceux qui tiennent le fusil jusqu'à nos jours.

Mais enfin quand même, comment un enfant blanc, perdu au plus profond d'une jungle (qui tient plus du jardin d'Eden revisité par le Hollywood d'alors que d'une véritable jungle africaine), élevé par des singes (entendez par là dans le film les personnes portant ces costumes qui évoquent un mélange de zombi et d'extraterrestres poilus) est-il devenu le Roi de la Jungle ? Les singes du coin n'aimaient pas les enfants noirs abandonnés dont je suppose que la probabilité due à la région concernée fait qu'ils devaient, il me semble, être bien plus nombreux que les petits futurs Tarzans fils de Lords Anglais ? Ou alors il n'y avait vraiment que des blancs pour aller perdre leur progéniture dans ces endroits impossibles ?

Tarzan soulève énormément de questions et il me semble que personne n'a su encore et de façon détachée nous montrer à quel point ce film fut une propagande mondiale pour une idéologie raciste fondée sur la suprématie de l'homme blanc sur les singes bien sur (cela transparaît clairement dans le film) mais également sur les noirs et cela transparaît on ne peut plus clairement quand on examine la place qui leur est attribuée dans ce film.

Bien sur les rôles principaux sont dans l'ordre : Tarzan, Jane (Maureen O'Sullivan) , Sheeta (c'est dans ce film que cet incroyable acteur simiesque fit ses débuts), les gentils et méchants animaux de la jungle, le Papa de Jane, le jeune copain du papa de Jane amoureux de Jane et qui deviendra jaloux de Tarzan l'homme singe parce que Jane le préfère à lui (je comprends un peu l'humiliation du pauvre homme mais il faut dire que Tarzan crie plus fort et Jane semble très mélomane) et enfin les porteurs noirs, tous les autres noirs et enfin les pygmées étrangement "hydrocéphales" pour des pygmées. (Voir donc la place du noir dans un film ayant lieu sur le continent africain quelque part entre Malibu et Santa Monica).

Affiche originale :

J'admire le courage d'Arte qui, non contente parfois de pousser au suicide cathodique, propose de telles merveilles sur le petit écran sans que cela suscite le moindre remous puisqu'il s'agit bien sur d'un extraordinaire film d'aventure dans lequel (entre autre curiosité de l'époque) on a sciemment porté atteinte à la dignité des éléphants d'Asie en tentant de les faire passer pour leurs grands cousins d'Afrique par le biais d'une tromperie cinématographiquement indigne. Comment ? En les affublant tout bonnement et sans vergogne d'énormes oreilles postiches en carton pâte rigide. Quand à l'atteinte qui est faite aux "pygmées" (furieux et sauvages qui se délectent pendant leur temps libre de jeter quelque sagaies empoisonnées sur les porteurs noirs de l'expédition, très sélectif le pygmée hydrocéphale puisqu'il évite de viser les blancs de l'expédition de fait les plus visibles du groupe) et du même coup l'atteinte faite aux acteurs noirs qui les incarnent, tous personnes de petite taille, des nains en langage non codé, je vous en laisse juge. Dire que le film fut même qualifié de documentaire par certains commentateurs...

Jean D'Orson.

5 septembre 2004

Chante Samourai Chante

Au son des mandolines brutales se pose ta voix crevée battue par les talonnades impétueuses sur ce parquet branlant.

Crie ami cri ce que j'écris et ne pleure pas ravales tes larmes comme je ravale mon encre quitte à pisser le sang

J'aime lorsque ta souffrance s'évapore comme la sueur qui coule le long de ton dos cambré raidit par la souffrance de ta voix c'est ma main qui se crispe et mes dents qui se serrent de ne pas vouloir hurler à la mort qui vient ondulante comme une passe de flamenco ma voix est une caisse de résonnance, le cul de ta guitarre Samourai c'est la pointe de ma plume hombre qui chante en rouge et noir

chante Samourai chante

que tes mains rompues aux indélicatesses s'abattent encore sur les cordes tendues comme ta voix comme mes bras au dessus du clavier abattent mes doigts rompus aux indélicatesses je chante comme un trait d'espoir même vaincu Samourai pose fièrement le pas sur le dos de l'inexorable, matador ridicule mais puissant comme une prose d'hidalgo

chante Samourai Chante

tes yeux ont vu des soleils mourir

les miens ont vu et veulent mourir

mais tant que tu chantes et que je l'écrit nos mains pourront toujours battre la cadence et dire la mesure qui déborde de nos âmes taureaux déjà blessés au milieu de leurs arènes au centre du monde crois tu que leurs épées me fassent peur non je frissonne seulement de voir la vie s'écouler en rouge sur le sable hey mais c'est la vie

chante Samourai chante

dresses toi dans ta tunique de gloire la main levée au ciel et le regard planté en terre, cette terre rouge et sèche dont nos lèvres sont souillées et que mon front a mainte fois embrassé pour louer ce que la parole ne sait énoncer que dans le silence

chante Samourai Chante

Chante encore le corps vivant la voix usée terrible et douce tour à tour comme une volte d'un pas de flamenco remplace la tension par la victoire chant j'ai mon sabre à mes côtés la main sur la poignée froide et calme résolue comme le tranchant de ma lame sur le fil de mes mots

chante Samourai Chante

JFK (lune d'espagne sur fond décran... '04)

3 septembre 2004

Le Français (4)

subtilité certaine du français.

 "Albert fit un geste douteux avec son majeur levé vers le petit malfrat. Le geste était sans équivoque."  Auteur Anonyme...

Un geste douteux peut-il être sans équivoque ?

Jean D'Orson.

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